
Sommes-nous en train de vivre la sixième période d'extinction massive depuis l'origine de la vie sur Terre ? C'est du moins ce que nous disent les scientifiques, comparant le déclin de nombreuses espèces partout dans le monde, à la disparition des dinosaures, il y a soixante-cinq millions d'années.
Pour marquer le trait d'un phénomène incontestable mais si lent et diffus qu'il est peu perceptible à l'échelle de temps d'une seule génération ; pour rendre compte de la gravité d'une érosion massive de la biodiversité, et ses conséquences pour notre survie, les concepteurs de cette nouvelle exposition ont choisi de pousser le curseur à l'extrême.
L'exposition « La Révolution des espèces » questionne sur la place que l'Homme occupe au sein d'une biodiversité encore méconnue.
Sommes-nous acteurs de son évolution, quelles responsabilités avons-nous dans sa conservation ou sa transformation ? A l'instar de l'exposition « Nos poubelles années », présentée en 2007 au Malsaucy, cette nouvelle exposition manie la dérision, le contre-pied, avec pour seule ambition d'interpeller un large public et de l'associer à une prise de conscience collective.
C'est une vision particulièrement spectaculaire qui s'offre au visiteur qui, dès son entrée sera saisi par une scénographie impressionnante. Il verra toute la biodiversité concentrée dans une succession de colonnes monumentales, colorées, foisonnantes de vie. Pourtant, en élargissant le regard, il constatera vite combien cette énergie vitale est tarissable et précaire : le paysage alentour est désertique. C'est un monde extrême où toute biodiversité est absente.
Une exposition de la Maison de l'environnement du Territoire de Belfort, scénographie Basic Théâtral de Lyon. Conseil scientifique : Yves Girault, Muséum national d'histoire naturelle ; Christian Lévêque, Institut de recherche et de développement ; Raymond Schirmer, Ecoscop.

