Les mutations agricoles de ces quarante dernières années - rationalisation des cultures sur les terrains facilement mécanisables ou, à l'inverse, abandon des terres cultivées et des pâturages dans les espaces plus difficiles - ont modifié le paysage.
Les contingences économiques, imposant la spécialisation et le zonage, esquissent de nouveaux traits du territoire :
- une simplification et une banalisation du paysage par remembrement, agrandissement des parcelles et réduction des rotations dans les zones les plus adaptées aux cultures,
- la suppression d'éléments structurant le paysage, pourtant porteurs des caractères d'identité des "pays" (arbres isolés, bosquets, alignements, haies, murs …) et
- la fermeture de points de vue, l'encerclement de hameaux par la friche et les plantations de résineux dans certaines zones en déprise
Déprise agricole
En quelques dizaines d'années, les terres abandonnées sont colonisées par une végétation envahissante et arbustive. Pour retrouver une mosaïque de milieux, différents projets de réouverture de paysages sont menés par les collectivités, en partenariat avec les agriculteurs.
Bâtiments agricoles
Les bâtiments agricoles modernes en bardage métallique ne conservent que les fonctionnalités des fermes anciennes. Leur apparition est le résultat d'une augmentation de la taille des troupeaux. Les bâtiments traditionnels étaient conçus pour accueillir 5 bovins en moyenne alors qu'aujourd'hui la taille moyenne des troupeaux est de 35 têtes.

