L'urbanisation de la seconde moitié du XX ème siècle se caractérise par une consommation d'espaces sans précédent. La concentration des emplois, l'extension du bâti en zones commerciales ou artisanales, l'essor des transports et des infrastructures routières ne cessent de complexifier l'ordre des villes. Plus encore, ils déterminent voire bouleversent l'évolution d'une grande partie du territoire.
Dans le Territoire de Belfort, cet étalement urbain touche bien sûr les villes mais aussi les villages avoisinants. Les photographies aériennes permettent d'observer l'augmentation démographique, mais aussi, la conservation de la structuration de la ville
Les apparitions les plus spectaculaires sont les lotissements de maisons individuelles comme à Cravanche.
Les entrées de villes sont le lieu privilégié du développement des zones d'activités. Ce phénomène engendre de nouveaux pôles urbains, dynamiques économiquement et socialement, radicalement indépendants des centres anciens.

La multiplication des entrepôts métalliques diversement colorés, répandus dans de vastes parcs de stationnement, la profusion et la taille exagérée des enseignes commerciales, la négligence du traitement des voies d'accès conduisent à une perception globale chaotique.
L'habitat individuelCette standardisation se retrouve dans l'habitat individuel avec l'utilisation de matériaux et formes que l'on retrouve partout en France.
L'habitat actuel n'a ainsi plus beaucoup de liens avec le patrimoine et le paysage régional. Toutefois, on observe des maisons neuves reprenant des caractéristiques architecturales locales, comme le toit à pans coupés.
Mais, faussement inspirées du patrimoine ancien, elles en oublient l'essence : la complicité avec un site, un climat, une culture. Construire une maison ne relève pas seulement d'une volonté individuelle isolée
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C'est également un acte public, où le nouveau bâtiment doit réussir son intégration dans un environnement déjà existant, qu'il soit paysager ou social.
L'habitat collectifLes tours des années 60 sont peu à peu remplacées par des bâtiments moins massifs et plus colorés. Ainsi, la "Locomotive", bâtiment de 154 m de long, construit à Belfort à cette époque a été détruit en 2000.
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L'alternative à ces grandes barres est soit de petits ensembles avec des toits en pente, soit des bâtiments plus volumineux avec une architecture permettant une meilleure intégration dans le paysage.
La rénovationLa connaissance des caractéristiques de l'architecture traditionnelle locale est essentielle. Elle permet alors de préserver le patrimoine bâti local dans le respect des traditions.
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Malgré la restauration d'un grand nombre de bâtiments, on observe aussi l'abandon de bâtiments traditionnels ou historiques qui se dégradent lentement.
Les ronds-pointsComme leur efficacité en matière de fluidité routière et d'amélioration de la sécurité est incontestable, leur utilisation est systématique. Ces solutions ont pour défaut de déstructurer les paysages urbains.
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Le centre du rond-point reste difficile à occuper et donne lieu à toutes sortes de tentatives, collections de jardinières, enrochements recomposés, écussons et créations éphémères ou pérennes.

