L'eau a de tout temps considérablement orienté l'implantation et l'organisation des villes et villages. Avant tout source de vie, souvent utilisé pour délimiter un territoire et se protéger, le réseau hydrographique est vite devenu voie d'échanges et de transport de marchandises, mais aussi source d'énergie pour l'artisanat et les manufactures.
L'accroissement des besoins, les progrès scientifiques et technologiques, la nécessité de maîtriser les crues, ont sans relâche modelé les cours d'eau. Si le transport fluvial s'est largement développé tout au long de ces deux derniers siècles, l'évolution des routes et du chemin de fer, la maîtrise, et la canalisation de plus en plus pointue de l'eau ont en partie amoindri l'image de ce qui jadis était source de vie.
En comparant les ponts actuels à ceux des cartes, on assiste une fois sur deux au remplacement du pont en pierre de taille par un pont en béton.
D'autres ponts, de construction moderne, imitent approximativement un style de construction plus ancien. Les ponts anciens, construits au XVIII ème siècle, s'intègrent bien aux paysages grâce à leur architecture.
Les plans d'eau à proximité des villes sont issus de l'activité métallurgique, l'eau stockée dans des séries d' étangs, servant de force motrice actionnant l'outillage. L'étang des forges étant l'exemple le plus concret.
L'arbre et la villeAutant que l'eau, l'arbre est une composante primordiale de l'espace des villes et villages. Son port et ses couleurs dialoguent subtilement avec les formes architecturales et enrichissent les ambiances urbaines - tant qu'une taille radicale ne les mutile pas !
Le fleurissementLa place grandissante du fleurissement dans le paysage urbain témoigne d'une forte volonté d'embellissement pour l'amélioration du cadre de vie.
D'ailleurs, plusieurs communes du Territoire ont été distinguées par le concours de fleurissement national organisé par le Conseil pour le Fleurissement de la France, dont Rougegoutte, élu Grand Prix National en 1996.

