La forêt est une composante essentielle du paysage départemental, puisqu'elle représente près de la moitié du territoire (46 %). Dans les années 60, la progression des résineux cultivés en "timbre-poste" est notable alors que les boisements linéaires, comme les haies, diminuent. Ces deux évolutions ont une incidence très perceptible sur le paysage.
Si la disparition des haies entraîne une perte d'éléments structurants du paysage, une plantation déraisonnée de résineux peut conduire à la fermeture d'une clairière, à la coupure d'un axe visuel ou d'un fond de vallée et à terme à la disparition d'un lieu de vie.
Enrésinement
L'enrésinement date essentiellement des années 60 où des aides au boisement ont été attribuées via le Fonds Forestier National. Les résineux ayant à la fois une plus grande productivité et une plus grande faculté d'adaptation que les feuillus, ils ont été massivement plantés, donnant ainsi ces forêts
sombres dans lesquelles on voit clairement les lignes de plantation.
Fermeture du paysage
Elle résulte majoritairement de :
- l'arrêt du défrichage systématique d'un périmètre autour des forts supprimant tout abri potentiel à l'assaillant.
- la disparition des parcelles cultivées provoquée par l'augmentation des rendements et donc la diminution des surfaces, en particulier sur les secteurs les moins accessibles.

