Le paysage de cette unité, dans son cadre naturel, s'est construit sous la dépendance de la montagne proche puisque les glaciers sont parvenus jusque là en apportant des dépôts que les eaux de fonte ont repris et étalés. Des conditions favorables ont ainsi été créées pour que puissent s'établir de nombreux plans d'eau naturels ou aménagés. Ces terrains, ingrats pour l'agriculture, ont gardé leur couverture forestière.
Les villes et villages du secteur Nord du piémont vosgien se sont installés juste au pied de la montagne au point de jonction entre les Vosges et la plaine, à la faveur des différentes vallées, de celle du Rhôme à celle de la Saint-Nicolas, et le long de la route contournant les Vosges par le Sud. Plus bas dans la plaine, les villes et villages se sont développés le long des axes de communication.
Ces villes et villages avaient souvent une double vocation agricole et industrielle qui s'estompe aujourd'hui au profit d'une vocation résidentielle. En témoigne la présence de zones pavillonnaires à l'architecture banalisée sans rapport avec le bâti traditionnel.
Les constructions traditionnelles du Piémont sont quant à elles caractérisées par des volumes imposants, constitués d'un vaste corps de grange auquel est accolé un corps de logis plus réduit avec de petites fenêtres.
Les murs, faits de matériaux locaux (pierres et bois pour la grange), sont recouverts de crépis aux tons pastels et coiffés d'un toit pentu, à deux pans, en tuiles de terre cuite rouge. Les encadrements des portes et des fenêtres ainsi que les angles des murs sont en grès rose.
Cette unité a été divisée en cinq sous unités :


